Les puces

Ordre : Siphonaptera

Caractéristiques :

– Petits insectes aptères, aplatis latéralement, ectoparasites.

– De couleur brune.

– Les larves ne sont pas des parasites.

Structure :

– Corps en trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen

– La tête n’est pas bien séparée de l’abdomen et porte deux antennes courtes et robustes

– Lorsqu’elles ont des yeux, ils sont réduits à l’état rudimentaire.

– Les parties buccales sont adaptées à la succion du sang ; les stylets piqueurs sont des transformations des mandibules inférieures et de la lèvre supérieure.

– Les mandibules inférieures forment un fin canal par lequel la salive arrive dans le sang.

– La lèvre supérieure crée un deuxième canal par où le sang de l’hôte est aspiré.

– La perforation de la peau est réalisée par les bords dentelés des mâchoires inférieures

-Chez les puces adultes, les ailes sont absentes.

Développement :

– Le développement complet s’effectue à proximité de l’hôte

– La métamorphose est complète

– Les œufs et les puces sont lisses, de forme ovale, et leur taille est de ¼ de mm

– Les puces adultes pondent leurs œufs soient sur l’hôte, soit elles le quittent et vont pondre ces œufs dans l’environnement immédiat

– Chaque femelle pond quelques centaines d’œufs après un « repas » de sang

– Le passage de l’œuf à la larve se fait en 2 semaines

– Les larves se nourrissent de déchets et de sang non digéré qui sont rejetés par l’anus de la puce adulte

– L’état larvaire dure entre 2 et 3 semaines ; il y a 2 mues

– La larve lisse un cocon soyeux dans lequel elle reste immobile durant 2 à 3 jours

– La larve mue ensuite pour se transformer en pupe.

– La durée de l’état pupal dépend de la température et de l’espèce ; il est probable que beaucoup de puces hivernent à l’état de pupe.

– Les puces des mammifères se reproduisent en générales toutes l’année.

– Les puces des oiseaux doivent adapter leur période de reproduction à celle des oiseaux

– Les puces adultes doivent recevoir un stimulus mécanique de l’hôte pour pouvoir sortir de leur cocon, par exemple une vibration du corps.

– A l’état pupal, les puces peuvent survivre pendant des mois

Nuisances :

Les puces transmettent de nombreuses maladies dont la plus importante est la peste (pasteurella pestis) ; pas de cas en France depuis 50 ans. Une autre maladie transmise par les puces des rongeurs est le typhus. Cette maladie à ce pendant un impact plus bénin

Quelques espèces :

– Pulex irritans (puce de l’homme) : elle est devenue rare. Nos maisons sont devenues trop propres et trop sèches pour que les larves aient une chance de s’y développer.

– Ctenocephalides felis (puce chat)

– Ctenocephalides canis (puce du chien) : les puces du chat et du chien se ressemblent beaucoup et, de plus, sont toutes deux capables de vivre sur les 2 espèces d’hôtes.

La puce des chats a d’avantage tendance à mordre également l’homme.

 Ceratophyllidae (puce des oiseaux) : les puces des oiseaux passent tout l’hiver dans des nids d’oiseaux, emballées dans leur cocon. La chaleur du printemps les fait sortir et, si elles n’arrivent pas à trouver rapidement un oiseau dont elles peuvent sucer le sang, elles quittent le nid. Elles aboutissent parfois dans les maisons.

– Hystrichopsyllidae (puce des rongeurs) : certaines transmettent le typhus.

– Spilopsyllus cuniculi (puce du lapin) : la puce du lapin est le principal vecteur du virus de la myxomatose et diffère en ceci de nos autres puces que les femelles adultes restent plus ou moins en permanence accrochées à leur hôte.

– Puce de sables (pulicidae) : originaires d’Amérique du sud, mais se retrouvent maintenant dans la plus grande partie de l’Afrique. Les larves vivent sur le sol à proximité des maisons ou refuges d’animaux. Les puces femelles adultes s’enfoncent presque complètement dans la peau et y restent toute leur vie pour établir leur nid, tout en suçant le sang de leur hôte et en produisant un grand nombre d’œufs.

Lutte :

– Nous devons d’abord contrôler l’éventuelle présence de chats ou de rats car cela signifie que la puce effectue son cycle de vie complet ; nous devrons donc adapter nos méthodes de lutte.

– La lutte se concentrera sur les lieux de refuges de la puce, à savoir les fissures et fentes des ouvrages en bois, sous les tapis, derrières les panneaux et les papiers peints.

– Il conviendra alors de traiter les fissures et les interstices avec un insecticide de contact ayant une très forte activité car les puces sont très résistantes.

2018-06-06T09:22:09+01:00